Répétition

Nous le savons tous, mais le répéter ne fait pas de mal :



" Le chômage partiel est financé par l’impôt et par les cotisations sociales. Ce sont donc les contribuables et cotisants qui paient, au final. Eu égard à la structure de l’impôt et des cotisations sociales, le mécanisme épargne les employeurs et notamment les grands capitalistes, lesquels sont largement exemptés d’impôt et de cotisations sociales. L’augmentation de l’impôt sur les bénéfices des sociétés n’a même pas été évoqué. Ici aussi, l’idéologie dominante résiste magnifiquement à la crise du Covid 19. " (source )

J'ai mis cet extrait en ligne pour appuyer les propos de notre président qui avait déclaré que le chômage partiel était une nationalisation des salaires au Financial Times , et bien non en fait, pour qu'il y ait ne nationalisation des salaires il faut une nationalisation des entreprises qui ont mis leurs employés au chômage, c'est cela une nationalisation des salaires dans un sens qui ne tord pas le cou à la logique. 

Maintenant nous avons tous l'impression que cette période particulière est une expérience d'une part pour les salariés mais on aussi pour les employeurs. Les deux partis ont certainement réfléchi pour une part sur l'activité salariée qu'ils exercent et de l'autre côté on a réfléchit à l'organisation future de l'activité salariale. Cette période aura servi de stress-test pour les entreprises qui ont du reconfigurer leur activité, elles en ont peut-être tiré des conclusions hâtives dans le sens qu'elle n'ont fait qu'appliquer des vieilles recettes. Mais le monde de demain dans le conteste des restrictions de contact social ne retrouvera la souplesse en matière de ressource humaine qu'il a pu avoir auparavant, ce ne serait-ce que par les voies de sous-traitance et le circuit d'assemblage des produit. La dépendance en matière sanitaire aux pays où l'on a délocalisé certains secteurs d'activité vitaux a mis en lumière toute la fragilité des anciennes idéologies.

Dans notre pays après cette crise sanitaire qui est apparemment là pour durer un certain, si ce n'est sur le terrain mais au moins dans les esprits, la prise de conscience de notre dépendance industrielle est assez criante. Je suppose que la moindre des actions du gouvernement est de mettre en  œuvre des actions concrètes pour nous rendre un peu moins dépendants. Car la dépendance a des conséquences délétères, il suffit de regarder la différence de décès entre l'Allemagne et la France pour s'en convaincre.

Normalement c'est dans ce style de périodes que les travailleurs ont une carte à jouer pour jouer sur les futurs réformes, et là une certaine catégorie de la population a déjà une petite expérience du mode d'action, la formule Gilet Jaune peut être encore opératoire, mais là encore il faut éviter toute collusion avec les directions syndicales et les professionnels de la représentation associative.

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