Retour sur un concept vide de sens.





Cathédrale de Strasbourg .









"« Strauss-Kahn craint le retour du protectionnisme » [1], « Menaces protectionnistes » [2], « Protégeons-nous du protectionnisme » [3], « La situation comporte deux risque majeurs : des troubles sociaux et le protectionnisme » [4]. Entre logorrhée et franche panique, on dirait une attaque de gastro. Et plus ils le disent moins ils savent de quoi ils parlent. Evidemment pour s’en apercevoir il leur faudrait prendre le temps de réfléchir un peu au sens des mots – et surtout de suspendre, si c’est possible, le réflexe spasmodique qui fait dire immédiatement « guerre », « xénophobie » et « repli sur soi », parfois même un peu baver au coin des lèvres." [ Source ]

Frédéric Lordon

Commentaires

Que du bonheur a dit…
Pas vraiment le genre à vous expliquer que « la nationalisation est une mesure protectionniste ». En même temps un directeur au CNRS c'est pas connu pour faire la fête du slip. Y a qu'à voir :

http://www.youtube.com/watch?v=0LMFCqcylaw

Quant à la question de la nationalisation elle a paradoxalement plus à voir avec la socialisation (ou la privatisation) qu'avec la nation et sa protection (la nation là tout de suite c'est la nation des plus riches ). Exemple avec les banques :

http://www.youtube.com/watch?v=jlh8rHR5f7Y
Le platane a dit…
Vous avez déjà posté ce commentaire dans le précédent billet.
Que du bonheur a dit…
Oui j'ai lu votre réponse. La poster ici aurait été plus judicieux, plus en rapport avec le sujet en tout cas. Mais bon, vous devez avoir vos raisons ... Passons et venons-en aux faits.

1) Concocter des définitions tout seul dans son coin est une chose. Les faire accepter aux autres une autre. Pour le moment vous ne nous avez rien fourni montrerait que d'autres (Todd, Lordon, Attac, les gaullos-souverainistes, que sais-je...) partagent votre délire. Donc non, jusqu'à preuve du contraire, la nationalisation n'est pas une mesure protectionniste. Sauf pour vous et ça falloir vous y faire.

2) Vous devez confondre le peuple et les banques. Si, juste après la crise financière, les nationalisations de certaines banques en Europe ou en Amérique avaient servi les intérêts de la population ça se saurait. Rappelez-vous ce qui se disait à l'époque : " Privatisations des bénéfices, socialisations des pertes". C'était compréhensible par le premier venu. Autre chose que vos sornettes qui se mordent la queue
Rions un peu avec le protectionnisme ! a dit…
Mieux que la marinière de Montebourg, le T-shirt BBR fabriqué au Bangadesh et la poupée russe made in France :

http://www.lefigaro.fr/politique/2012/12/07/01002-20121207ARTFIG00564-une-mannequin-russe-sur-la-nouvelle-affiche-du-fnj.php
Reader digest a dit…
Rigolez bien les degauche. En attendant on retiendra d'abord que
"si une parole devait rester de la carrière politique de Jean-Marie Le Pen, cest sans conteste l'éloge posthume de Jean Edern Hallier : «Invité à être le fou du roi (...) il le frappa durement et longtemps du bois de sa brosse à reluire»"

http://lesarbresdestrasbourg.blogspot.com/2011/01/ma-seule-et-unique-rencontre-avec-le.html
Anonyme a dit…
Comme le dit le français le plus lu à l'étranger, l'Etat a "une fonction salvatrice dans les périodes de crise" , les gouvernements sont alors les "fondés de pouvoir du capital".

Dans ce contexte rien d'étonnant à ce qu'on trouve de plus en plus d'apôtres de la nationalisation du capital ou, plus radical, du national-capitalisme. Ce qui et plus troublant c'est de voir un ennemi déclaré de l'esclavage salarié (donc du pouvoir du capital sur les destinés des alsaciens et, de loin en loin, de tous leurs voisins et cousins) se ranger sous cette bannière. On est alors forcé de constater chez vous un certain courage. Vous auriez été bien plus à votre aise du haut de votre tour d'ivoire post-situ à roter votre Pils en regardant passer les jolies filles.

C'est à se demander ce qui vous est arrivé Platane. Les maisons à l'ombre de la cathédrale ne font plus crédit ?
Le platane a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Le platane a dit…
Il m'arrive de penser que les gouvernements ont plus privatisé que nationalisé depuis deux ou trois décennies. Mais comme dit, la nationalisation, qui est une mesure protectionniste, ne constitue pas une panacée en soi.

Quelques questions à travailler :

1)La nation est peut-être une forme transitoire de la communauté.

2)La nation n'est pas forcément identifiable à l'appareil d’état.

La fonction salvatrice de l'Etat dans cette période de crise est de faire payer la crise financière par les pauvres en nationalisant des banques par exemple. En nationalisant un secteur d'activité pour faire passer une restructuration, et privatiser ce même secteur d'activité par la suite.

L'Etat fondé de pouvoir du capital, oui, il suffit de voir la tendance : «"La colocalisation, c'est ne pas se faire la guerre, ne pas parler de délocalisation parce qu'on produit ici", a-t-elle ajouté, citant les domaines de l'"aéronautique et l'automobile" où "nous arrivons à faire cela".» (1)


Oui, qu'est-ce qu'il m'arrive, disons que je ne partage pas toujours l'optimisme d'un Badiou.








(1)http://www.liberation.fr/depeches/2012/12/13/au-maroc-ayrault-vante-la-colocalisation-devant-un-parterre-d-entrepreneurs_867295
Commandant double zéro a dit…
Je plussoie plus plus plus : la nationalisation, qui est une mesure protectionniste et la protection qui est une mesure nationaliste. CQFD ! N'en déplaise aux cértins attolo-debordiens et aux salopes mondialistes pro-situ
Le platane a dit…
Il y aura aussi un billet pour stocker ce type de commentaire, car tel est mon bon plaisir.
Anonyme a dit…
C'est vrai que l'export c'est pas tellement votre tasse de thé . De toute façon Badiou et vous ça fait deux. D'accord sur rien pour le moment ! Même sur l'extrême-gauche. Vous la voyez plutôt liberale-libertaire, lui la sent plutôt repliée sur elle-même, accrochée aux traditions millénaires, bref crispée face à ce qui vient.

Rassurez-vous Platane je ne vais pas vous embêter avec les conditions d'existence des travailleurs immigrés (sujet cher à Badiou comme vous savez), mais juste vous offrir ce petit passage qui traite entre autre du devenir des putes salarié()es alsacie(nne)s. Acrrochez-vous, c'est comme un panzer qui traverserait le marché de Noël un jour d'ouverture :

«L'idée - souvent soutenue par l'extrême gauche - selon laquelle on peut obtenir un principe de stabilisation de notre oligarchie propre en revenant à une échelle plus petite, nationale ou purement local, n'a à mon avis aucun avenir dans les conditions actuelles. Les exemples qu'on prend parfois, l'Islande ou la Suisse, ou même à un certain moment le Japon, qui a été paradigmatique, mai qui est tombé malade tout de suite après, et qui n'est toujours pas sorti de la maladie, sont des exemples qui ne sont absolument pas convainquant [...] Si j'étais élu - vous voyez que je me situe délibérément au pire point de notre caverne -, je dirais aussitôt : "Chers compatriotes, finissons-en avec la France, dont l'histoire est déjà plus longue qu'il ne convient. Fusionnons avec notre voisin allemand, qui du coup en finira, lui, avec l'Allemagne, ce dont tout le monde sera content. Et alors nous ferons peur à tout le monde, ce qui pour un Etat est un bon début."»
Le platane a dit…
Bonne citation de Badiou, mais je lui trouve un côté très curé. En tout cas, un beau message d'universalisme pour Noël, le même qu'à la messe de minuit, la diamat en moins peut-être.
Mao Zeitung a dit…
Pour ce qui est de l'universlisme ça peut se comprendre (d'ailleurs Badiou lui-même vous donnerait sans doute raison sur ce point) , mais pour ce qui des curés c'est carrémemnt osé (et vous savez ce qu'on dit...) que de leur préter des intententions aussi guerrières (c'est pas qu'ils n'en ont jamais eu, c'est juste que ça fait quand même un bail que ça leur est passées ces envies d'aventure).

Par contre je vous trouve bien gentil avec la Diamat pour la comparer à du Badiou. Ca doit faire longtemps que vous n'avez plus lu de l'un ou de l'autre. Comme quoi, des fois ça peut manquer...
Le platane a dit…
Je suis allé un peu vite pour Badiou, il nous a livré une critique de la diamat, paraît-il. La bonne phrase était : « le maoïsme en moins peut-être ».
Richard Sorgho a dit…
Le maoïsme, vaste monde ... Un seul mot, beaucoup de déclinaisons. Etrange n'est-ce pas ? sans compter les mots valises ... Celui-là par exemple, dont vous n'avaez étrangement pas encore trouvé le temps de nous causer.

http://tempspresents.wordpress.com/2009/09/18/nicolas-lebourg-nazi-maoisme-gauchistes-d’extreme-droite-mythe-et-realites-de-l’oscillation-ideologique-apres-mai-68/

Il est vrai que vous êtiez très occupé par ailleurs ces temps-ci avec Zemmour, le Pape, votre chat, etc.
Hegel F.C. (section élagage) a dit…
Platane, Platane, Platane .. . Vous perdez les pédales à force de tout mélanger (Zemour et Marx, Meyer et le libéralisme, l'anti-impérialisme et la complaisance envers certaines dictatures du proche-orient, j'en passe et des meilleurs ....). S'il le pouvait le vieux philosophe vous répondrait sans doute ceci :

« la force de la philosophie française a été (la) dialectisation de la langue (1) [...] c'est bien la preuve que l'avenir est franco-allemand. Une nation nouvelle; simultanément "révolutionnaire", fût-ce de façon mythologique, et "dialectique", fût-ce de façon oublieuse, voilà un socle convenable pour de nouvelles ventures de la vérité »

Bin quoi on a plus le droit de déconner sur les sites non-conformes ? Les vieux ont plus droit au respect ? Et puis qu'est-ce qui vous dérange tant dans cette sympathique idée ? Un truc qui passe toujours pas ? Plusieurs ?


(1) Badiou reprend ici une idée développée au préalable par Milner. En gros après 1933 il n'y avait plus que le français pour prendre la relève : l'espagnol et l'italien, forcément, c'était cuit et l'anglais poursuivait déjà, comme vous le savez, ses propres objectifs en terme de développement du marché.
Hegel F.C (section élagage) a dit…
Vous avez vu j'ai fait un joli lapsus en recopiant Badiou.

Aventures bien sûr et non pas ...
Le platane a dit…
C'est très bien tout cela, mais je ne suis pas très fort en Badiou-Milner, ni en maoïsme. Si j'ai lu deux ou trois choses de Badiou, Milner est pour moi un parfait inconnu. Quant au nazi-maoïsme, je vous en prie, arrêtez, c'est à mourir de rire. Je connaissais « l'hitléro-troskiste », mais là avec le nazi-maoïste, on atteint des sommets. Il faut vraiment avoir du temps à perdre. Quant à vos lapsus… que dire… rien.


Pour ce qui est de Zemmour, Attali et Marx, je prie le lecteur de bien vouloir se reporter à cette adresse : http://lesarbresdestrasbourg.blogspot.fr/2012/12/parlons-serieusement.html


Et si j'ai le temps, je reviendrai sur vos citations de Badiou. J'irai même jusqu'à créer un billet rien que pour ça. Un peu de patience.
Shosanna a dit…
Pour Milner on veut bien vous croire. Il a pourtant eu une importance certaine , au coté d'un célèbre secrétaire particulier de Sartre, dans les destiné d'un parti qui se voulait alors de gauche et prolétarien. Parti qui aura fait date dans l'histoire politique de ce pays. Mais bon, je vous l'accorde, on n'est pas obligé de s'intéresser à tout ...

Par contre, à mon humble avis, vous vous moquez du monde quand vous faites mine de tout ignorer de ce courant italien nommé nazi-maoïsme (rien à voir donc avec l'inexistant "hitléro-trotskisme"). On ne ramène pas, comme vous, impunément sa fraise et sa science sur les évenements de Piazza Fontana (1) sans connaître au moins le nom de Franco - dit giorgio - Freda (2) .

Quant à trouver le mouvement de ce Monsieur (Freda est cité comme son leader historique dans l'article de Lebourg) à MOURIR (sic) de rire quelques semaines plus tard, c'est pour le moins osé (c'est le moins qu'on puisse dire). Couillus, c'est autre chose, parce que ça relève du courage et d'une certaine droiture.

Et ce lebourg au fait, il est risible dans la thèse qu'il développe ? Vous vous reconnaissez un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout dans ce qu'il présente comme une forme oscillante du militantisme du temps présent ?

(1) http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2012/09/30/decrypter-les-rhetoriques-de-la-conspiration-seminaire-de-la.html

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Piazza_Fontana_(film)
http://en.wikipedia.org/wiki/Franco_Freda
http://it.wikipedia.org/wiki/Franco_Freda
Le platane a dit…
"Couillus, c'est autre chose, parce que ça relève du courage et d'une certaine droiture."

Vous voulez un rendez-vous?
Shosanna a dit…
C'est pas nécessaire. Ces rendez-vous virtuels me suffisent amplement. Et puis je crois que ça finirait mal ...

PS : vous comptez transformer votre Bordel en site de recontre ? Va falloir faire des efforts.
Le platane a dit…
Pour être clair, vous êtes une couille molle et un menteur, Monsieur Freda est pour moi un inconnu au bataillon. Ce n'est que très récemment que je me suis intéresser un tant soit peu au maoïsme, enfin à au charme que l'on pouvait trouver à la chose, j'ai lu un peu Badiou sur le sujet. J'ai encore du mal à comprendre. Ensuite, les anciens maoïstes comme Gluksmachin ou ancien compagnon de route comme BHL ont vite fait de renforcer chez moi des préjugés négatifs sur ce qu'on appelle le maoïsme. Déjà que j'ai des préjugés négatifs sur le maoïsme français, que penser de l'italien, et avec le nazi-maoïsme, alors là c'est l'apothéose.

Je suis un lecteur de Sorel, de Ernst Jünger et Carl Schmitt. Mais aussi de Spinoza et d'Yvan Segré. Les trois premiers noms devraient suffir pour me qualifier de Nazi devant un jury. Je n'ai pas besoin de nazi-mao, désolé.
Couille molle a dit…
Menteur, menteuse, si ça vous chante, c'est comme vous voulez. Comme dirait la petite (vous voyez qui ?), par les temps qui courent ...

La seule lecture de Sorel, de Jünger et de Schmitt ne suffit pas pour faire de vous un nazi. Par contre la reprise assumée des thématiques propres à Soral, de Benoist et Voyer suffisent à faire de vous le compagnon de route d'un drôle de tout petit monde. Vous l'appelez comme vous voulez ce monde. Moi je dis juste que ça pue la mort (comme dirait Milner) et aussi que je vous emmerde bien profond Monsieur Ducon.
Le platane a dit…
Errata. Si, j'ai lu le nom de Milner dans Qu'appelle t-on penser Auschwitz d'Yvan Segré. Je n'ai pas fait le lien tout de suite , comme dit je ne suis pas un spécialiste des maoïstes français des années 70. Sinon, je n'ai pas lu de livre de Milner.

Il faudrait que je me replonge dans le livre de Segré. Tout à fait intéressant comme bouquin.
Danton Luc a dit…
Plonger ou faire plonger, that's the question.

http://www.gamekult.com/blog/tornade1998547/168500/le-joueur-de-flute-de-hamelin.html

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