Badiou et la nostalgie maoïste à l'acte 22

Le philosophe Alain Badiou nous décrit le mouvement des Gilets Jaunes comme un moment de nostalgie qui n'est plus en phase avec le monde moderne, et si en définitive c'était Alain Badiou qui nous fait l'étalage de sa nostalgie et que son monde peuplé d'abstractions lointaines n'était plus en phase avec le monde tel qu'il est est. Pour lui, il est évident que l'on a toujours de bonnes raisons de se révolter, mais une fois la révolte en marche il ne la trouve pas vraiment à son goût car elle met en péril de longues et pénibles pérégrinations intellectuelles qui ne trouve pas vraiment de quai où accoster sur les rives de la réalité. Je dis cela sans joie car j'ai une certaine considération pour l'intellectuel qu'il est et j'ai même trouver des passages dans ses livres qui me parlaient, mais une autre partie de son œuvre ne me parle pas car elle transpire comme un parfum de repentance, il faudrait payer pour le passé, le prolétariat européen devrait se soumettre à je ne sais quelle chimère,  or du passé ne faut-il pas faire table rase comme dit la chanson. Dans le mouvement du réel qui abolit l'état actuel des choses un Badiou assis ira toujours moins loin qu'un gilet jaune qui marche.

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