Le premier ministre se fout de notre gueule une fois de plus


 Les gilets jaunes ont déjà gagné dans le sens où ils ont fait en sorte d'être difficilement récupérables. Le mouvement des gilets jaunes est un camouflet pour toutes les structures politiques et syndicales. Il y a sûrement une histoire de la chute des institutions représentatives politiques et syndicales et je me réjouis que tous ces Français ont pu échapper à la captation des professionnels de la manipulation. En soi, c'est un exploit, et cet exploit est du probablement à la méthode Macron. Je partage le sentiment de monsieur Todd qui se dit fier d'être français devant la mobilisation populaire, pour ma part je suis admiratif de l'intelligence tactique du mouvement et ceci sans l'aide de cadres . Ils n'ont pas eu besoin de tout "le travail intellectuel" développé dans les assemblées générales de Nuit Debout. On peut qualifier Nuit Debout en forcissant le trait comme le mouvement des travailleurs et futurs travailleurs de l'ingénierie sociale. Pour le dire un peu méchamment, l'absence des éléments du précédent mouvement social réputé plus diplômé et plus éduqué au sein des gilets jaunes est une chance pour le moment.

Maintenant le premier ministre nous annonce que nous payerons la facture dans six mois, pour une mesure qui soulève l'enthousiasme on n'a rarement fait mieux. C'est une plaisanterie dont il a le secret pour essayer d'amadouer le bon peuple, c'est un peu court comme procédé voir particulièrement insultant. Tout le monde sait aujourd'hui qu'il ne s'agit plus de pouvoir d'achat mais d'une crise politique. avec une participation de 41% aux législatives, on se demande comment les députés de Macron peuvent encore se gargariser avec le mot démocratie.


Une grande victoire des gilets jaunes est le fait que cela fait au moins deux jours que le président se drape dans un silence de diva, il n'a pas beaucoup de choses à dire, tout le monde sait qu'il est devenu président de la République par effraction et qu'il ne représente qu'une petite partie de la société : celle qui possède banque et média.

Et de toute façon, pour annoncer un moratoire qui ne change rien à l'histoire ce n'est pas la peine de sombrer un peu plus dans le ridicule.

Le mot d'ordre est simple d'après ce que j'ai entendu, on ne veut rien de moins que la démission du président de la République.

J'ai regardé mon planning, ça tombe bien, je pourrais aller à la manifestation.

Pour en revenir Todd, il a souligné que  si on désire en France un véritable changement de politique il s'agira de sortir de l'euro. Mais là c'est encore une autre histoire.











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