Tous aux tranchées.



Le Champ du Feu.










Il s'agit pour la France de faire en sorte que la Grèce honore ses engagements envers les banques françaises qui ont spéculé sur des prêts à des taux d'intérêt qui défiaient tout ce qui se faisait sur le marché d'alors, pour ce faire, il faut encore intervenir sur toute décision ressemblant de prêt ou de loin à un processus démocratique. C'est ce que l'on comprends vaguement dans les différentes réactions qui ont suivi l'annonce d'un « référendum » en Grèce. Le sujet du vote n'étant arrêté précisément, il est difficile de se livrer à spéculations précises. Néanmoins, j'ai de la peine à imaginer Papandréou en en nouveau résistant à la finance mondiale.

Le futur plébiscite pour la politique du premier ministre socialiste grec qui ennuie tant les dirigeants français et allemands peut avoir plusieurs fonctions. Mais personnellement, je n'en vois qu'une. Le chef du gouvernement grec doit presser sa population d'adopter les mesures de rigueur préconisées par ses grands partenaires européens en agitant le spectre du tarissement de la supposée manne européenne et la promesse de misère pour des siècles et des siècles.

Au train où vont les événements, il ne s'agit plus de saisir les banques avant qu'elles ne ferment pour faillite, mais de les réquisitionner immédiatement pour annihiler leur pouvoir de nuisance pendant qu'il en est encore temps.

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