Notes sur le coin de la table



Cascade de la Serva.

Je peine à suivre l'actualité. Il paraît que c'est la rentrée ministérielle. Elle s'effectue sur fond de bonus exorbitants pour les dirigeants de nos banques. Ainsi le contribuable français aura contribuer à renflouer les banques à hauteur de dix milliards d'Euros, et pour le remercier de ce geste il est convié au spectacle de la distribution des bonus. Voilà du matériel pour une belle fable, la morale de l'histoire pourra plaire à tous nos concitoyens.

Pendant que la manne des contribuables fait le bonheur des financiers le chômage augmente. C'est à dire que les financiers profitent de la crise qu'ils ont créée pour rationaliser l'outil de production. La vie sur Terre est un véritable conte de fée.

Faut-il compter sur nos élus pour changer quoique se soit, rien n'est moins sûr. Sur la pression de la rue, certains seront tentés d'entreprendre des réformes s'appuyant sur des restes de morale issus d'un lointain passé. Tout cela ne sera que cosmétique.

D'après la voix dans le poste, ce serait la septième fois que l'on recevrai les responsables bancaire de France chez nos gouvernants. Et pour leur dire quoi? Qu'ils ne sont pas gentils? Arrêtons cette funeste comédie. Le chaos d'une révolution est préférable à la tyrannie de la porcherie libérale.

Je ne sais quelle réformette notre amateur de stylo plaqué or va présenter au peuple français. Il me semble que l'homme aux talonnettes se doit de monter un spectacle destiner aux autochtones de France pour prouver que le sort de ses concitoyens ne l'indiffère pas complètement. Pour monsieur Sarkozy, un bon français est un français mort. Un français mort au travail, bien entendu. Il suffit de se remémorer son slogan taillé pour le cerveaux des imbéciles : « Travailler plus pour gagner plus.» Pensons encore à la délicate attention qu'il a eu pour le travail dominical.

Notre président, qui est loin d'être sot, nous laisse avec une opposition qui a plus sa place au cirque que sur les bancs d'une assemblée. Il n'y avait qu'à jeter un coup d'oeil sur la première page de libération de samedi dernier. Il étaient tous là , le socialiste en perte de vitesse, le coco nain de jardin rescapé du goulag, la fausse blonde du Modem, le gros rouquin joufflu de l'écologie en PVC et j'en passe. Une vraie brochette de vedette qui devraient provoquer une véritable envie d'alternance dans notre beau pays. Evidemment face à un tel aréopage, je comprends le scepticisme des Français et j'imagine leur moue dubitative. Mais malgré tout, sur un malentendu tout est possible comme disait Michel Blanc dans le film Les Bronzés.

Il faut encore que je souligne la conduite inconséquente de monsieur Besancenot. En effet devant l'intégration du centre mou dans le pôle du nouveau semblant d'opposition, ce dernier serait prêt a des alliances tactiques pour faire barrage à la droite. Que n'a t-on vu démarche aussi stérile qu'imbécile. Tout le monde sait que feu la LCR est la base arrière de la gauche gouvernementale ou appelée à gouverner. Le Nouveau Parti Anti-capitaliste ne pourra que gagner en crédibilité en renonçant à de tels accords électoraux. Mais manifestement il n'est pas encore prêt à jouer un véritable rôle politique alors que la situation lui est favorable. L'émancipation de la social démocratie de façade n'est pas pour demain.

Une place est donc à prendre dans le spectre politique pour un mouvement plus conséquent. Ce nouveau parti devra traiter tout ce qui se rapporte à la pseudo-opposition en ennemi. J'écarte monsieur Soral de la liste, je m'en expliquerai plus tard.

Je termine d'écrire et je viens de remarquer l'existence du Mac Donald à Rivetoile. Mon bonheur est presque total.

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