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Place Hans Arp . [ Strasbourg ]

Devant l'énormité de la crise, les droits de l'esclave salarié s'effacent au bénéfice de la croissance qui ne semble pas venir. Et ils faut les entendre nos ministres, il faut que ça croisse, et effectivement ceux-là croassent. Le mari de Carla Bruni n'est pas en reste avec son ridicule pacte moral des banques avec la nation. Mais cher lecteur, qui d'entre vous a conclu un pacte moral avec sa banque? Tout le travail de l'économie politique était de séparer l'éthique avec le sois-disant économique. On était pris dans une sorte de mécanique des fluides où il s'agissait de réduire en bouillie tout de qui pouvait gêner la pseudo-mécanique économique. Le rôle de l'Etat se devait d'être réduit au minimum, c'était la dernière version de « l'état veilleur de nuit ». Les services publics doivent se dissoudre devant l'efficacité d'une politique de privatisation et de dérégulation, ce qu'on nomme actuellement « une politique de modernisation ». Le mari de Carla Bruni voulait tellement notre bonheur qu'il pissa allègrement sur le non français au référendum. Il mit en place un objet technocratique du même type. Mais manque de chance, la crise balaie tout, et les sourates libérales du traité de Lisbonne sont écrasées par le pragmatisme de notre président à talonnettes. Des centaines de milliards d'euros de prêt aux banques, en matière de libre concurrence et  de non interventionnisme de l'État on a vu mieux. 

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