Encore une leçon du maître.



Quai des Bateliers . [ Strasbourg ]










«J’ai lu quelque part : « les représentations de l'économie font partie de l'économie ». L’économie consiste dans des représentations de l’économie et seulement dans des représentations de l’économie, c’est à dire dans des représentations de rien. Les représentations ne sont donc pas « partie », mais totalité de l’économie. C’est du vent circulaire autoréalisateur, autrement dit du virtualisme bien digne du super crétin Say. Un connard dit dans le poste : « Vu les événements de Cuba, il y aura pénurie de sucre. » Les stupides ménagères se précipitent et achètent autant de sucre qu’elle le peuvent et Mishima se suicide (Mishima vivait dans l’honneur, les ménagères vivent dans le besoin et la crainte). Il y aura effectivement pénurie de sucre. Ce n’est pas une question d’économie mais une question de communication. D’ailleurs, que les chaussures fabriquées parviennent aux pieds auxquels elles sont destinées est une question de communication et non pas une question d’économie. N’importe quel militaire sait cela. Même du point de vue de Hayek, la prétendue économie est en fait pure question de communication puisqu’il dit : « La seule réduction authentique de l’incertitude [par opposition au dirigisme] consiste à améliorer l’information. Elle ne peut jamais consister à empêcher les gens de tirer parti de ce qu’ils viennent d’apprendre. » Il n’y a rien d’étonnant à ce que je puisse être souvent d’accord avec Hayek puisque son exposé est contradictoire. » [ Source ]

Commentaires

Anonyme a dit…
"A la différence du peuple qui faisait semblant, dans le conte d’Andersen, d’admirer les vêtements non existants de l’empereur, les participants à une dynamique collective de « gourouification » ne sont ni forcément ni généralement de mauvaise foi : ils ont de fortes raisons externes d’admirer leur maître -des raisons qu’ils se fournissent les uns aux autres-, admiration qui, à son tour, les conduit à des interprétations favorables qui leur donnent de nouvelles raisons d’admirer, des raisons internes cette fois. Qui plus est, ils n’ont pas forcément tort : l’histoire intellectuelle est pleine de propositions et d’arguments qui semblaient défier l’entendement et qui se sont révélés vrais et importants. Il n’en demeure pas moins que le mécanisme épidémiologique que j’ai brièvement esquissé explique comment de nombreux textes obscurs et leurs auteurs en viennent à être surestimés, souvent de manière ridicule, non pas en dépit de leur obscurité, mais au contraire, grâce à elle."

http://basseintensite.internetdown.org/IMG/pdf/EffetGourou.pdf
Le platane a dit…
Gourou gou gou gouuuuuu, la Palomaaaaa!

Il se peut que Voyer ait tort quant à son concept de communication. Mais par contre Voyer a démonté la "théorie exacte" de Debord, et de fort belle manière. C'est déjà pas mal.

Mais vous qui semblez en forme, donnez votre avis sur la théorie de Voyer.
Anonyme a dit…
Puisque vous le damndez. En un mot un seul : de la daube ! Tout juste bonne pour des gogos dans votre genre.
Le platane a dit…
On vous connait un peu plus prolixe… une panne d'inspiration peut-être? Tant mieux!

Articles les plus consultés