mercredi 28 mars 2012

Les discours à la nation




Dangolsheim










Quelques temps après la tuerie de Toulouse où des enfants juifs ont été assassinés, des journalistes du Point interroge Pierre André Taguieff :


« Le Point : on entend ici ou là, à l’inverse, dire que le rapatriement des corps en Israël risquerait de nourrir l'antisémitisme. Qu’est-ce que ces commentaires vous inspirent ?


Pierre André Taguieff : Il est vrai que ce transfert des corps en Israël, pourtant parfaitement compréhensible, peut renforcer le stéréotype du Juif « étranger par nature », pseudo-français, ou réactiver le grief de « double allégeance ».  Ces craintes peuvent être sincères. Mais de tels commentaires peuvent aussi exprimer indirectement des sentiments antijuifs, hypocritement travestis en désir d’éviter les réactions antisémites. Comme si tout ce qui touchait Israël était producteur de stigmate. Pourquoi en avoir peur, en les intériorisant, en risquant ainsi de les relayer, voire de les justifier ? » [ Source ]





le grief de « double allégeance » ne serait que craintes sincères. Mais cela va au-delà des craintes, je pourrait même penser que la « double allégeance »soit avérée à la lecture de certaines déclarations de français célèbres :


"Dans la revue Passages N° 35 Strauss Kahn avait déclaré : «Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c’est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu’un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd’hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l’infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël»." [ Source ]
 



« Le philosophe Bernard-Henri Lévy a déclaré aujourd'hui que "c'est en tant que juif" qu'il avait "participé à l'aventure politique en Libye", lors de la première Convention nationale organisé par le Conseil représentation des organisations juives de France (Crif). "J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël", a-t-il déclaré. » [ Source ]



N'en jetez plus, la cour est pleine. Je passe sur le cas Arno Klarsfeld et sur le CRIF. Bien sûr, ces gens ne représentent peut être pas la majorité des juifs, mais force est de constater qu'ils entraînent la majorité de leurs compatriotes français dans un conflit qui ne les concerne que de loin. Il est tant pour les habitants de France d'oublier Israël, c'est à dire de soutenir la politique israélienne. Certes, Israël est une démocratie, mais une démocratie assez spéciale qui est assez éloignée de l'idée de la démocratie que l'on se fait en France, regardons cette démocratie d'un peu plus près : « En revanche les tribunaux israéliens ont jusqu'aujourd'hui repoussé des recours d'intellectuels laïcs pour autoriser l'inscription de la mention "israélien" sur les registres d'état civil, à titre d'appartenance nationale, au lieu de "juif", "arabe", "russe" ou autre comme c'est le cas aujourd'hui. » [ Source ] . On voit approximativement où le bât blesse. Et il se trouve que c'est aussi notre sémillant Bernard Henri Levy qui nous fait la leçon sur le pétainisme éternellement rampant qui ravage notre beau pays, la France. Les soutiens de François Hollande sont de drôles de paroissiens.

samedi 24 mars 2012

Réflexes pavloviens et soulagement prématuré.









Quai Pasteur . [ Strasbourg ]











Halte aux crimes racistes
lundi 19 mars 2012 par le Bureau National de l’UJFP
Le 19 mars 2012 17h15
À Toulouse et Montauban, des militaires ont été froidement assassinés. Certains étaient d’origine afro caribéenne ou arabe. À Toulouse, une école confessionnelle juive a été attaquée à l’arme lourde. Un rabbin et plusieurs enfants ont été également froidement assassinés.
L’Ujfp exprime son total soutien aux familles touchées par ces meurtres
À l’heure où ces lignes sont écrites, il est possible que ces crimes abjects soient liés mais il n’y a pas de preuve.
L’Ujfp qui compte en nombre, parmi ses membres, des victimes ou des descendants de victimes d’une époque où le racisme d’Etat assassinait en masse les gens en fonction de leurs origines, dénonce ces crimes. Ces meurtres se déroulent dans notre pays où règne actuellement un climat dominé par un discours d’Etat raciste et xénophobe d’une extrême violence.
Tous les racismes, qu’ils frappent les Roms, les Noirs, les Arabes, les Juifs ou d’autres ne sont pas des opinions mais sont des incitations aux passages à l’acte criminel.
Toute essentialisation des êtres humains en fonction de leurs origines, de la couleur de leur peau, de leurs croyances ou de leurs non-croyances conduit à la barbarie.
Toute banalisation des discours racistes ou d’exclusion, qu’ils soient antisémites ou islamophobes, qu’ils désignent les pauvres, les jeunes, les femmes, les enfants … est inadmissible et doit être combattue avec force.
L’Ujfp espère que la lumière sera faite sur ces crimes et que tous les discours racistes seront combattus sans exclusive.
Le Bureau National de l’Ujfp





Maintenant que le coupable a été identifié, il n'est pas inintéressant de revenir sur le traitement médiatique et les premières réactions politiques qui ont suivi les meurtres de Montauban et de Toulouse. Les médias ont tout de suite embrayé sur une piste d'extrémistes de droite, quelques heures après les meurtres visant la communauté juive , Le Point annonce une première piste concrète sur l'identité du ou des tireurs, alors que les enquêteurs n'avaient jusque-là rien trouvé. Ce sont peut être des horribles nostalgiques du nazisme, et pourquoi pas le petit-fils d'Himmler?

L'identité des victimes ne correspondant pas au portrait du français que se fait une partie de la population, certaines organisations ont tout de suite embrayé sur la possibilité d'un meurtre émanant de vilains sous-chiens . Ce qui permet de décoder en creux le message raciste et stigmatisant nos amis juifs pour la paix. Il n'est pas dit que les français blancs sont des gros cons racistes, mais cela est fortement suggérer. On voit bien qu'il manque quelqu'un sur le message de la banderole « En France on tue des Noirs des Juifs et des Arabes  » avec laquelle l'Union des Étudiants Juifs de France et d'autres ont manifesté. Marche qui a eu lieu avant de connaître l'identité du tueur. L'absent doit être sûrement le coupable. Pour le Mrap « Les conditions dans lesquelles ces actes horribles ont été commis, le choix de victimes d’origine maghrébine, antillaise ou d’enfants et d’un professeur d’une école juive, laissent craindre des mobiles racistes ». Là encore, on ne désigne personne, mais on ne peut que constater une absence. Cette absence est objective, mais faut-il pointer à tout prix un présumé coupable pour autant, ou dénoncer une idéologie particulière? Rien n'est moins sûr. Ces organisations et leurs porte-paroles ne se sont laisser aller à leurs réflexes de boutiquier, et leurs réflexion sur les événements laissent apparaître au mieux un schéma mental assez sclérosé , au pire une attitude délibérée et intéressée .

Pour exemple : « Fodé Sylla, 47 ans, ancien président de SOS Racisme, est venu apporté son soutien. " On ne peut pas s'empêcher de faire le lien entre les meurtres de ces derniers jours, explique-t-il en référence aux récents assassinats de militaires. Deux Arabes, un Antillais, aujourd'hui quatre Juifs... J'ai l'impression de revivre l'une des pires périodes de notre histoire récente. Quand on attaquait la synagogue de la rue Copernic et que l'on poussait des Arabes dans la Seine. " Il poursuit : " En cette période électorale, il faut faire très attention ! Il y a une vraie libération de la parole raciste. Cette campagne est la première où l'immigration n'est pas un thème central pour les Français et où pourtant les politiques l'imposent. "[…] A proximité, on croise Michèle Chay, la quarantaine, un badge de la CGT en évidence sur sa poitrine. Ils sont quatre à arborer les trois lettres du syndicat. " Nous sommes là pour condamner cet acte raciste et xénophobe. Il ne faut surtout pas que ce drame atroce soit récupéré. "
La marche touche à sa fin. Au loin dans la nuit, pointe le génie de la Bastille quand on découvre, légèrement en retrait de la tête du cortège, la barbe de patriarche de Marek Halter, qui déambule parmi les anonymes. Régulièrement, des gens viennent le saluer et lui adresser quelques mots. " La plupart des personnes présentes ce soir ne sont pas juifs, constate le romancier. Personne ne les a forcées à venir et pourtant elles sont là. C'est très important. Cela montre à la communauté que la France est encore du bon côté de la barrière! " Il n'est pas pour autant rassuré: " A force de nier les communautés, on a déclenché quelque chose de terrible. On a désigné le hallal, puis on a désigné le casher... Il y a aujourd'hui une atmosphère très malsaine en France. "» [Source]


Maintenant l'Union des Étudiants Juifs de France en appelle à la cohésion nationale. Mais il fallait y penser avant, plutôt que d'insister sur la part d'ombre d'une France ontologiquement vichyste. En conséquence de quoi, à la vue de la tournure de l'affaire, certaines organisations se voient contraintes de changer leur fusil d'épaule : « Prévue dimanche, la marche commune à la mémoire des victimes dont les deux communautés avaient annoncé l'organisation à l'issue de leur première visite à l'Elysée, lundi, a été annulée "parce qu'elle n'a plus lieu d'être", a dit Richard Prasquier. » On passera sur la manifestation inter-religieuse en mémoire des victimes de la tuerie qui a eu lieu au mémorial de la déportation à Drancy, on se demande quelle est la part de la France vichyste dans les événements de Toulouse et Montauban. Personnellement je n'y voit qu'un rapport lointain mais le CRIF n'est pas de cet avis et sur son site, on peut y lire : « Rassemblement à Drancy contre le fondamentalisme et les amalgames »

Un représentant religieux se livre à un jeu politique : « Gilles Bernheim a condamné aussi par avance "tout amalgame qui pourrait être fait entre une situation politique internationale qui se joue au Proche-Orient et l'acte monstrueux" de Toulouse et Montauban. » Et pourtant, c'est cela qui a été recherché par le meurtrier , Au moment de l'annonce de la tuerie devant l'école israélite de Toulouse, sans connaître le meurtrier, il était évident que ces meurtres avaient une relation avec la situation au moyen-orient. C'était l'armée française et Israël qui étaient clairement ciblés. Le rabbin Bernheim ne fait pas de politique, mais il nous livre quand même une information qui lui tient à cœur suite à un entretien avec le président français :  Nicolas Sarkozy a rappelé son soutien indéfectible à Israël ». Aucune allusion à la politique internationale ne doit être entendue dans ces propos, cela va de soi. Il semble clairement évident que le conflit israëlo-palestinien est au cœur de ce qui vient de se passer à Toulouse, ainsi que la présence de nos troupes en Afghanistan.
(bernheim )


La question, après un acte de cette nature en période d'élection est : à qui profite le crime? Par cette question, je n'entend pas désigner les commanditaires de cet acte effroyable, si il y en a, mais celui qui pourra en tirer un bénéfice politique. Il semble malheureusement que le principal bénéficiaire soit notre président à talonnette. C'est fort injuste, mais c'est un sujet de campagne qui va permettre de mettre de côté les problèmes sociaux et de se concentrer sur son thème de prédilection : terroriser les pauvres gens. Ce n'est pas l'auteur de la tuerie de Toulouse qui met la France à genoux, mais les banques et leurs petits complices.

mercredi 14 mars 2012

Jorion pose les bonnes questions




Westhoffen .















QUESTIONS À RÉSOUDRE (VI) DILEMMES DE LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE


La propriété privée, comme nous l’avons vu, permet à l’un ou à l’autre, de s’approprier la générosité dont notre planète fait preuve à notre égard grâce à ce qui se trouve en son sein ou par ce qu’elle produit spontanément à l’aide du soleil, du vent, de la pluie, et d’en tirer une rente.
L’injustice d’une telle institution est criante. La Révolution française, s’est cependant arrêtée sur son bord. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 affirme même que « la propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité ».
Gide et Rist commentent l’attitude des révolutionnaires à ce sujet : « La Révolution a fait disparaître les avantages de caste ; elle a supprimé le droit d’aînesse qui consacrait dans la famille l’inégalité des enfants. Et elle a maintenu la propriété individuelle – la propriété, qui consacre le plus injuste des privilèges, le droit du propriétaire de « lever une prime sur le travail d’autrui » » (1909 : 247).
Pourquoi cette tolérance vis-à-vis de la propriété privée, alors qu’aucun principe ne vient la justifier et que sa redistribution devient arbitraire après quelques générations de transmission par l’héritage ?
La propriété privée, affirment ses défenseurs, au premier rang desquels les Physiocrates tels que Richard Cantillon (1680-1734), François Quesnay (1694-1774) ou Turgot (1727-1781), stimule la production et la création de richesses.
La propriété privée serait le meilleur moyen de tirer le meilleur des hommes, d’abord pour eux-mêmes mais surtout, à leurs propres yeux, parce qu’ils peuvent transmettre leurs biens à leurs propres enfants. C’est cet aiguillon-là : le soin de leur progéniture, qui constituerait le meilleur moyen pour que les hommes tirent le meilleur d’eux-mêmes.
Mais là, les Saint-Simoniens s’insurgent : si la propriété privée permet peut-être une certaine « optimisation » dans la production en raison de l’incitation qu’elle procure, l’héritage va lui à l’encontre d’une telle optimisation : il cesse d’assurer les intérêts de la production en transmettant la propriété selon le « hasard de la naissance ».
Gide & Rist observent à ce sujet avec un certain fatalisme : « On ne peut s’accommoder de l’héritage qu’en y voyant pour les pères un stimulant énergique à l’accumulation des capitaux, – ou encore en admettant que, à défaut de toute méthode rationnelle, le hasard de la naissance n’est pas une méthode de distribution plus critiquable qu’une autre » (1909 : 251).
La propriété privée institutionnalise une spoliation de la communauté, que l’héritage consolide en en amplifiant l’arbitraire ; nos tentatives pour l’éliminer se sont toutefois révélées jusqu’ici au mieux, peu concluantes, au pire, catastrophiques. La Terre s’est montrée jusqu’à présent très patiente envers nos petites manies comme celle-là, mais le moment approche certainement où elle jugera avoir assez donné.
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Gide, Charles & Charles Rist, Histoire des doctrines économiques depuis les physiocrates jusqu’à nos jours, Paris : Sirey 1909
Source : http://www.pauljorion.com/blog/?p=34939

samedi 10 mars 2012

Une rumeur insistante





Marlenheim .
















On sait depuis longtemps que des officiers français entraînent l’ « Armée syrienne de libération » (1) au Liban et/ou en Turquie, et que cette organisation d’opposants armés a pignon sur rue à Paris (2). Le bruit courait que des officiers français intervenaient en Syrie et, dernièrement, que certains avaient été faits prisonniers, mais l’information était sujette à caution. En ces temps de guerre médiatique, ce genre de nouvelle est toujours à prendre avec des pincettes, d’autant que le nombre des militaires français détenus n’était pas crédible. Kassem Kanso, un politicien libanais pro-syrien, affirmait que 18 officiers français et 100 parachutistes français avaient été capturés…
On se disait aussi que Nicolas Sarkozy, en campagne pour sa réélection, n’avait pas intérêt à risquer la vie de militaires français en Syrie, même de la DGSE, dans des opérations foireuses. Hé bien, il semblerait qu’il l’ait fait.
Stratfor, l’agence de renseignement privée étasunienne, a cautionné l’annonce faite par le quotidien de Beyrouth The Daily Star, qu’environ 13 officiers français ont été capturés à Homs et sont détenus dans un hôpital de campagne de l’armée syrienne (3). Si l’information était confirmée – le conditionnel est toujours de rigueur – l’affaire serait d’une extrême gravité. La France n’ayant pas déclaré la guerre à la Syrie, ces militaires ne pourraient pas être considérés comme des prisonniers de guerre. Quel sort les autorités syriennes leur réserveraient-elles? Négocie-t-on en coulisse ?
Si leur capture est confirmée, la campagne présidentielle risque d’être houleuse ces prochaines semaines. [ source ]
(1) Une intervention « limitée » préparée par l’Otan en Syrie, par Claude Angeli (Le Canard Enchaîné - 23 /11/11)
(2) Grossière manipulation sarkoziste éventée
http://www.france-irak-actualite.com/article-grossiere-manipulation-sarkoziste-eventee-gilles-jacquier-a-ete-tue-par-l-opposition-armee-syrienn-97606456.html
(3) Syria: 13 French Officers Being Held In Homs (Stratfor info – 5/3/12)
Sur le même sujet, lire aussi:
La Syrie, prochaine cible de l’Otan (4/4/11)
http://www.france-irak-actualite.com/article-la-syrie-prochaine-cible-de-l-otan-70958591.html

mardi 6 mars 2012

La France, la CFDT, mon cul.



Marlenheim.
















Le mercredi 29 février 2012 il y eût des manifestations en Europe pour dénoncer les plans d'austérité. Ces plans d'austérité marquent aussi la fin d'une certaine forme de démocratie, comme nous le montre l'exemple grec. Ce n'est pas tant les plans d'austérité qui sont pointés du doigt, mais le remplacement de la démocratie représentative de type bourgeois par un régime oligarchique de nature encore moins démocratique. Et tout cela sous l'égide des plus haute instances européennes. Le caractère formelle de nos démocraties représente une entrave face à l'espèce de conglomérat réunissant des élites nationales encastrées dans une sorte de supra-société. Il était donc légitime que tous les syndicats qui portent un tant soit peu l'idée de démocratie appellent à manifester, c'était la moindre des choses. Ce matin là, je n'ai vu que des drapeaux CGT, ou presque dans les rues de Strasbourg. Il en fût de même dans toutes les 160 manifestations qui ont eu lieu en France. La CFDT et FO ne voulait pas interférer dans les présidentielles, arguant du fait que les syndicats ne font pas de politique :"La CFDT ne sera pas dans les rassemblements où les manifestations dont l'enjeu est de s'attaquer au couple Parisot-Sarkozy", a affirmé le numéro 2 de la centrale Marcel Grignard, laissant entendre que tels seraient les mots d'ordre mercredi. La centrale a concentré son action dans "la distribution massive de tracts sur des enjeux européens", a souligné Marcel Grignard. Même son de cloche chez Mailly. Dans un même temps, Mario Draghi Le patron de la Banque centrale européenne déclairait que "Le modèle social européen est mort".
Quant une pareille formule est utilisée, on se doute bien que ce qui va remplacer le fameux modèle social européen n'est en rien une amélioration de ce dernier. Les travailleurs ne risquent pas d'obtenir de nouveaux droits, si ce n'est celui de se soumettre encore plus. Il faut rappeler que le patron de la BCE est nommé par les dirigeants des banques centrales nationales, et donc par le patron de la Banque de France. Et par qui est nommé le patron de la Banque de France? Le patron de la Banque de France est nommé par le président de la République Française. Il s'ensuit logiquement que le discours de Mario Draghi, loin d'être celui d'un franc-tireur, est surtout le discours qui fait caisse de résonance aux chuchotements des cabinets ministériels, des chancelleries et du cabinet gris clair de l'Elysée. Alors qu'est-ce que cette position qui ne veux pas s'attaquer à Parisot ou à Sarkozy sous prétexte d'un « réalisme » opposé au provincialisme archaïque des cégétistes. Quelque soient les motivations profondes de Chérèque, sa non participation aux manifestations européennes en France témoigne d'une volonté de casser une dynamique contestataire, ou pour le moins d'en atténuer les effets. Et pour finir, une petite phrase qui vaut son pesant d'or : « Soucieux de la légitimité démocratique des décisions prises à Bruxelles, François Chérèque a aussi exprimé la nécessité de renforcer le pouvoir des députés européens que le couple franco-allemand a largement marginalisé depuis le début de la crise.» On voit toute la noirceur du personnage.



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référence pour le point de vue de la CFDT

vendredi 2 mars 2012

Les trotskards de World Socialist Web Site nous renseignent sur l'avenir de l'industrie automobile en France après les élections.



Marlenheim.




«General Motors a considérablement sapé les conditions de travail ces dernières années aux Etats-Unis en imposant des réductions de salaire allant jusqu’à 50 pour cent. A présent, les usines de construction automobile en Europe doivent être américanisées. La collaboration entre Fiat et Chrysler a déjà occasionné l’année dernière de brutales coupes des salaires et des prestations sociales.
A présent, les pertes de PSA et d’Opel-Vauxhall doivent être rejetées sur leurs salariés. La semaine passée, le patron de PSA, Varin, avait annoncé une perte pour la division automobile de 92 millions d’euros (124 millions de dollars) sur l’année 2011. Le plus important constructeur automobile français n’a pu écouler qu’environ 3,6 millions de véhicules. Avec 621 millions d’euros (836 millions de dollars), les bénéfices enregistrés étaient pourtant au même niveau que ceux de l’année précédente.» [ Source ]