vendredi 30 décembre 2011

Le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire nous annonce un choix historique



Hochfelden.








« Nous sommes face un choix historique. Nous pourrions opter pour le repli sur soi et le nationalisme, et même le retour au franc. Ce serait un choix désastreux. Ce serait décider l'appauvrissement des Français et la disparition définitive de l'Europe de la carte du monde. Je le refuse. Aujourd'hui, il serait tellement facile de céder au discours populiste, de faire des rodomontades. Le jeu auquel s'adonnent Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Arnaud Montebourg est un jeu dangereux, car ils bercent les Français d'illusions. Ils déforment la réalité. Notre souveraineté n'est pas menacée par l'Allemagne. Elle est menacée par les marchés financiers et un certain nombre de spéculateurs en raison du poids de notre dette. Pour retrouver notre souveraineté, nous devons réduire notre dette. » [ Source ]


C'est Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire qui nous annone son catéchisme. Mais en même temps, on peut se poser des questions sur le sérieux de ses propos après avoir visionné cet extrait d'émission télévisuelle promu à un grand avenir. Pour réduire notre dette, il faut surtout se débarrasser du personnel politique en général. Entre l'ancien anarchiste qui veut faire revoter les suisses jusqu'au résultat de son choix et un ministre de l'agriculture qui ignore la surface d'un hectare, il est clair qu'il n'y a plus rien à espérer de ce côté là. Le problème, c'est qu'ils ne disparaîtront pas d'un coup de bulletin dans la fente.

Au travail ! Bande de fainéants !



Vallée de la Zorn








Voilà, nous y sommes, les personnes au chômage qui ont plus de 57 ans ou dans certains cas 55 ans pourront chercher du travail sans en être empêcher des mesures liberticides qui affaiblissent les chances de notre pays de renouer avec la croissance. Alors, elle n'est pas belle la France? La crise n'est qu'une occasion de plus de se conformer à un projet délétère de gestion des rapports dits humains. On désigne ce projet par le qualificatif de néolibéralisme, faute de mieux.



« C'est la fin d'un système qui aura permis pendant trente ans aux chômeurs âgés d'attendre la retraite et à la France de baisser artificiellement le nombre officiel de chômeurs. A compter du 1 er janvier, le dispositif de dispense de recherche d'emploi (DRE), dont les bénéficiaires touchent leurs droits à allocations chômage mais ne sont pas comptabilisés dans les statistiques de demandeurs d'emploi, sera supprimé : il continuera à s'appliquer au « stock » - 165.000 bénéficiaires fin octobre (voir graphique) -, mais plus aucune entrée ne sera possible.» [ Source ]

Rions un peu



Hochfelden .















Monsieur Borloo a utilisé le terme de "souchien" pour désigner certains habitants de notre beau pays: la France . Pour l'emploi du même terme, "souchien", Houria Bouteldja est poursuivie en justice par un obscur groupuscule. Mais qu'est-ce qu'un souchien dans l'esprit de cette dame : c'est un blanc. Vous me direz que c'est un raccourci tragique, utilisé pour mieux se faire comprendre. Pour l'instant, ce j'ai lu sous sa plume me donne l'impression qu'elle souffle sur les braises de la luxuriante polysémie de la langue française avec une joie malsaine. De plus je crois savoir qu'elle se livre en photo dans un ouvrage au titre chatoyant de Nique la France. Là, on est au stade de la déclaration d'intention. Car soyons sérieux, si quelqu'un a bien " niqué " la France ces dernières années, c'est bien notre président bien-aimé. Alors, la question se pose, faut-il malgré tout condamner cette citoyenne française. Rien n'est moins sûr, mais il est indispensable que Borloo soit condamné, c'est la moindre des choses. Mais pour quels motifs? C'est une bonne question.En tant que Tribun de la vallée de la Zorn Je trouverais pour Borloo une accusation de type «intelligence avec l'ennemi», l'ennemi c'est le ploutocrate. Je rajouterai une circonstance aggravante :« le gâchis d'alcool ». Pour Houria Bouteldja, pour qui le « souchien » est blanc, une relaxe pourrait être envisagée pour cause de « bêtise aggravée ». Ce qu'il faut savoir, c'est que l'idéologie prônée par Houria Bouteldja est parfaitement compatible avec le mode de domination actuel, c'est même sa seule « blanche » de salut. Et c'est sans surprise que j'ai entendu Anne Lauvergeon se complaire dans une sorte de discrimination dont je ne sais si elle est négative ou positive, nous irradions de joie.


Pour compléter cette petite note, voici quelques photos de souchiens :



Voici une souchienne tenant fièrement et fermement son drapeau.




Mais qui est ce souchien à côté du président iranien?

mercredi 28 décembre 2011

Sainte parole de mécréant.



Marlenheim.





C'est ennuyeux de voir tant de personnes s'exprimer sur leur religion devant leur petite caméra, un tel est catholique,l'autre musulman… Dans la plupart des cas, ce n'est pas de Dieu dont ils sont venus nous parler, mais plutôt de leur petite personne. Le plus souvent, l'exhibitionnisme prosélyte désacralise et rabaisse la question spirituelle au rang d'une publicité pour enzymes gloutons.

jeudi 15 décembre 2011

De l'organisation du monde du travail, quelques petits détails.



Calvaire . [ Marlenheim ]









On ne peut être sur tous les fronts, alors bien entendu il faut faire des choix. Ce qui retient l'attention c'est d'une part la baisse de l'espérance chez les travailleurs allemands et d'autre part la fantastique efficacité des organismes de défense des salariés français. En effet, pour ce qui est du travail des syndicats en vue d'une mobilisation massive des travailleurs, nous notons les 150 ou 250 personnes qui se sont mobilisées à Strasbourg lors de la dernière journée d'action et de revendications. D'ailleurs il me semble que c'était la seule depuis la fin de l'été. Ce score ridicule est quelque chose de voulu de la part des syndicats, j'ai peine à croire le contraire. Le sabordage par les centrales de cette journée « d'actions » a pour but de faire avancer les négociations douces en vue d'un accord « raisonnable ». D'ailleurs Chéréque n'est-il pas d'accord pour faire de la réduction de la dette une cause nationale? Ou ai-je mal lu? Toujours utile que les travailleurs devraient se souvenir comment la jeune URSS a régler ses dettes. Alors quand on lit dans un quotidien qui traite d'argent que la CGT a une volonté farouche « d'organiser des défilés de protestation », on étouffe un grand éclat de rire car la suite de l'article nous prouve absolument le contraire :


« Ces derniers mois, la CGT ne s'est pas fait remarquer par sa capacité de proposition, mais plutôt par sa volonté d'organiser des défilés de protestation. Le projet de réforme du chômage partiel que sa commission exécutive a voté le 6 décembre retient donc l'attention. Il figure dans un document qui a été présenté par le responsable cégétiste chargé des questions d'emploi, Maurad Rabhi, la semaine dernière au ministère du Travail, qu'il a étonné voire même intéressé. « Cette proposition sera examinée comme toutes les propositions des partenaires sociaux », indique-t-on sobrement rue de Grenelle. » [ Source ]

On peut reprocher beaucoup de choses aux bolcheviques, mais eux avaient une solution à la dette souveraine.

mercredi 14 décembre 2011



Calvaire . [ Marlenheim ]










Emmanuel Todd tient la dragée haute face aux caméras du petit écran, et dans un sens ce n'est que justice. Les personnes qui sont un tant soi peu au courant du sens du flux de valeurs vous disent la même la chose. Le prix Nobel d'économie,Joseph E. Stiglitz, estime que la crise financière de 2008 à 2010 a été une période de redistribution de la richesse comparable à celle qui a eu lieu lors du démantèlement de l'Union Soviétique dans les années 1990. Il faudrait parler d'une fabuleuse occasion pour un petit nombre de s'enrichir. Alors que la crise de 1929 avait touché tout le monde, la crise du crédit américain qui par extension est devenu la fameuse crise de la dette n'a touché que les pauvres et quelques établissements bancaires. Les établissements bancaires qui ont survécu aux États-Unis, et c'est une majorité, ont survécu et se sont enrichi grâce l'argent du contribuable. C'est une chose que plus personne n'ignore. Maintenant, par un coup de baguette magique, nous sommes dans le moment de la dette souveraine, moment agrémenté des commentaires des agences de notations qui n'avaient rien venir de la crise des crédits hypothécaires. Ce sont ces gens là qui font augmenter les taux de remboursement de la dette. Tout le monde s'accorde à penser que l'on nage en pleine science fiction, sauf les instruments de propagande qui s'échinent à nous tenir en haleine sur la dégradation possible de nos capacité de remboursement, qui entraîne comme bien entendu un renchérissement du crédit. Tout cela Todd nous l'explique fort bien.

Par contre, là où j'ai du mal à le suivre, c'est sur son analyse de la politique commerciale de l'Allemagne. Certes elle a imposé un gel des salaires durant une décennie. Bien sûr, elle s'est ouverte vers l'est, avec en premier lieu l'Allemagne de l'Est. Il paraît que le salaire moyen annuel des Ossi est d'un tiers inférieur à celui du salaire moyen annuel de la région de Hambourg, et il serait inférieur de 10% à celui du salaire moyen annuel du Français. Certes, comparaison n'est pas raison, en continuant dans l'aire d'influence du Deutschmark d'antan, on s'aperçoit que les entreprises allemandes ont pu bénéficier d'un appui logistique et d'une réserve de prolétaires que n'avait peut être pas la France. Il faut dire aussi que la structure industrielle de l'Allemagne n'est pas la même que la France, que les rapport sociaux sont un peu différents, que les Allemands n'ont pas la culture du centralisme bureaucratique et qu'il règne encore un fond de tradition et de « patriotisme » industriel chez le patronat allemand.

Le gel des salaires n'explique pas à lui seul l'excédent de la balance commerciale allemande, si il ne suffisait que de petits salaires pour être premier en Europe, alors il me semble qu'un pays comme le Portugal devrait la locomotive de notre continent. D'après Todd, l'Allemagne est capable de s'enferrer dans les pires ornières idéologiques et serait à la France de lui expliquer avec franchise de quoi il en retourne réellement. Emmanuel Todd est sans conteste un spécialiste de l'Allemagne, j'ai lu avec surprise et intérêt son introduction à un ouvrage consacré à la sociologie du troisième Reich. Mais tout cela est un peu passé, et il me semble que nous n'avons pas leçon à donner à l'Allemagne en matière d'impasse idéologique. J'en veut pour preuve la sortie du nucléaire amorcée par nos amis d'outre Rhin. Même Siemens s'est retiré d’Areva. Nos élites nous assènent encore l'excellence française en matière de nucléaire : irradiera bien qui irradiera le dernier. Nos gouvernants se font un point d'honneur à vanter une politique sociale du type " emploi contre radiation ". Si nous touchions à noter filière d'excellence, alors là, le dernier pan industriel français s'écroulerait, nous laissant que des déchets radioactifs. Comme vous pouvez le constater, ils en sont arrivés là, rien ne les arrête. Certes, on peut reprocher à l'Allemagne sa rigidité budgétaire. Mais pour effectuer un choix de société qui se passe du nucléaire, ils ont les neurones moins sclérosés que les Français.

lundi 12 décembre 2011

Les traces de l'ancien futur.



Le Pont du Heiritz . [ Strasbourg ]







Pour Michelet, la France est une personne. Pour Julien Gracq, le paysage est un personnage de roman. Ainsi, avec l'urbanisation accrue sur la zone du Heiritz,c'est une page qui se tourne pour Strasbourg. Je me souviens encore de la maquette qui était présentée par la municipalité concernant la friche qui allait des jardins du Heiritz jusqu'au Port du Rhin. C'était une belle maquette sous verre, qui devait mesurer plus d'un mètre cinquante de côté.Il y était prévu une ceinture verte entre Strasbourg et Neudorf, plus exactement une forêt à la place des anciennes usines, et nulle trace de nouveaux bâtiments, bien entendu. Mais c'était il y a quinze ans. Cette maquette devrait avoir sa place au musée historique de Strasbourg.

samedi 10 décembre 2011

Locomotion



Champ du Feu.


« Les dirigeants de la SNCF et de Réseau Ferré de France (RFF), les deux entreprises publiques en charge des chemins de fer français, n'ont cessé de demander à l'État de débloquer un budget alloué à la rénovation du réseau. «Délabré», «vieillissant» s'alarmaient Guillaume Pepy, le président de la SNCF, et Hubert du Mesnil, celui de RFF - pour une fois d'accord. Un état qui obligeait les trains à ralentir sur certaines portions, entraînait des perturbations en cascade et nuisait à la ponctualité du service. Ce réseau «en lambeaux» ne permettait pas non plus de faire face à la croissance du trafic, évaluée à 30% d'ici à 2020. Difficile aussi dans ces conditions d'accueillir de nouveaux opérateurs ferroviaires et de leur réclamer des péages. » [ Source ]


Mais bien sûr, comme tout le monde l'aura compris, c'est encore le cochon de pauvre qui tressera la corde pour se pendre. Une fois de plus c'est socialisation des pertes et privatisation des bénéfices. On nous présente toujours l'ouverture des marchés publics comme une solutions à tous les maux de notre société. Mais curieusement, j'ai du à mal à croire que la multiplication des opérateurs dans le domaine ferroviaire va entraîner une ponctualité accrue des trains. Quant on sait qu'un caténaire défaillant en banlieue nord de paris entraîne un arrêt du TGV en Champagne, la question se pose de la remise en cause de la sécurité du mode de transport sur rails quand plusieurs concurrents se livrent à une guerre commerciale.

début de journée.





Champ du Feu.

D'après Julien Gracq, le paysage est une personne.

jeudi 8 décembre 2011

mercredi 7 décembre 2011

Mon compte Google est à nouveau accessible.



Champ du feu .


Mon matériel informatique est devenu obsolète depuis la nouvelle version des services de Google, je n'avais plus accès à mon compte. L'interface était déficiente sur bien des plans. Là, il faut croire que la firme permet encore un accès à ses services avec des logiciels qui ont une dizaine d'années, c'est à dire des antiquités à l'échelle des derniers développements informatiques.